Publication : Élites en armes, élites en jeux : Les compagnies des chevaliers de l’arc, de l’arbalète et de l’arquebuse. XVIIe-XVIIIe s.


Chères et chers collègues,

J’ai le plaisir de vous informer de la parution d’Élites en armes, élites en jeux : Les compagnies des chevaliers de l’arc, de l’arbalète et de l’arquebuse. XVIIe-XVIIIe s. (Presses Universitaires du Septentrion, collection Histoire et civilisations , 2026), ouvrage issu de ma thèse soutenue en 2020 sous la co-direction de P.Y. Beaurepaire et de H. Drévillon.

Quatrième de couverture :

Sous l’Ancien Régime, l’élite urbaine aspire à la noblesse. Dans de nombreuses villes du royaume, des compagnies proposent aux habitants de devenir chevaliers d’un « noble jeu » de tir. Cette chevalerie bourgeoise s’exerce à l’arc, à l’arbalète ou à l’arquebuse, et mêle durablement pratiques militaires, usages confraternels, coutumes curiales et traditions ésotériques. 

Privilégiés dans leur cité, ces tireurs défendent jalousement leurs droits face aux pouvoirs en place et se distinguent lors de fêtes urbaines et de jeux olympiques de tir qu’ils organisent pour rivaliser d’adresse et d’apparat. 

En suivant ces compagnies durant l’époque moderne, cet ouvrage révèle une forme de sociabilité urbaine méconnue, distincte de la milice bourgeoise et proche de la franc-maçonnerie. S’appuyant sur un vaste corpus d’archives, il croise histoire urbaine, histoire des jeux et histoire militaire. Au-delà du mythe guerrier cultivé par ces compagnies, ce travail interroge la réalité de leur rôle en ville. 

Table des matières

  • Préface de Pierre-Yves Beaurepaire
  • Introduction
  • Partie I. Une forme de sociabilité urbaine multiforme
    • Sociétés fraternelles
    • Sociétés initiatiques
    • Sociétés para-militaires
    • Sociétés para-nobiliaires
  • Partie II. Les nobles jeux de tir
    • Le concept
    • La saison de tir
    • Les prix provinciaux et généraux
  • Partie III. D’un corps privilégié à un corps menacé
    • Essor dans la première modernité
    • Déclin dans la seconde modernité
    • Se fédérer pour se maintenir
    • Faire face à la tempête révolutionnaire
  • Conclusion

Voir la fiche du livre chez l’éditeur.

Cordialement,

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Thomas FRESSINMaître de conférences associé en informatique
Docteur en histoire moderne
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