icon_citationLa Société Française d’Histoire du Sport (SFHS) est une association composée principalement d’universitaires et de professeur.e.s agrégé.e.s appartenant au champ des STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives). Après un premier élan dans les années 1980-1990, elle renaît au début des années 2000. Elle se donne comme fonction d’instiller une dynamique de reconnaissance à une discipline qui mérite de dépasser le cercle intime des initié.e.s pour s’épanouir, par ses analyses pertinentes, dans une société où « le sport appartient à tout le monde ».

Edito du président #6 – Les jours d’après

Dans cet éditorial, j’aurai pu vous parler des résultats aux élections des représentants à la 74e section du CNU, des dernières publications des historiens français, des nombreuses soutenances à venir ou des évènements scientifiques qui se profilent. Il n’en est rien.

Nous sommes le 16 novembre 2015. Notre pays, nous tous avons été frappés par des attaques terroristes. Ce n’est pas la première, ce n’est malheureusement pas la dernière. Face à cette terrible situation, il nous faut faire face. Dans nos familles. Au côté de nos ami-e-s ou de nos collègues. Avec nos étudiant-e-s. Les questions sont nombreuses, les réponses complexes et ne peuvent se limiter à quelques mots. Notre rôle se situe justement dans la compréhension des faits sociaux, culturels ou politiques. Je crois que nous sommes en charge d’aider à comprendre notre monde, à se situer en son sein pour pouvoir agir. Celui-ci est traversé par des tensions, des controverses, des idéologies ou des conceptions qui ne sont pas nouvelles. L’historien travaille souvent sur les processus. Il a la charge de les décortiquer et d’en expliquer les dynamiques comme les caractéristiques. Le savoir, la connaissance et donc les institutions qui les fabriquent et les transmettent ont un rôle majeur. Ces institutions sont souvent critiquées pour leur trop grande distance des réalités ou leur utilitarisme douteux. La gravité de la période que nous vivons montre l’inverse. C’est bien la connaissance qui permettra de donner un sens à la réalité. C’est bien l’éducation qui permettra aux jeunes et ou moins jeunes de se faire un avis fondé sur des données rigoureuses. C’est à ce titre que notre société savante, comme tou-te-s ceux et celles qui œuvrent à penser et donc à réfléchir sur la complexité, a un rôle accru aujourd’hui et demain. Notre métier, nos activités constituent des armes contre toutes les sortes d’obscurantismes, celles qui frappent à nos portes par l’intermédiaire d’écrans plus ou moins larges comme celles qui se propagent sur toute la planète. Je ne souhaitai pas vous parler de science…et pourtant celle-ci s’impose car elle est le premier moyen de compréhension.

Permettez-moi de vous associer pour affirmer que nos pensées vont aux familles des victimes de toutes les barbaries.

Michaël Attaliattachment